Mason Greenwood, un dossier sensible
Depuis février, l’OM a changé d’entraîneur… et de ton autour de Mason Greenwood. Roberto De Zerbi avait plusieurs fois pris la parole pour défendre son attaquant, accusé de violences conjugales en 2022 avant l’abandon des charges, en martelant qu’il avait « payé de manière très forte ce qui est arrivé » et en décrivant « un bon gars » différent de l’image renvoyée en Angleterre. L’Italien assumait même de le traiter comme « un fils » et promettait de le « défendre publiquement ».
Habib Beye, lui, ne veut surtout pas entrer dans ce terrain miné. Interrogé sur l’affaire extra sportive, le coach marseillais a botté en touche : « Je ne suis pas là pour juger qui que ce soit. Je suis son entraîneur. Ce qui se passe dans un autre pays ne me concerne pas, et je ne me permettrai pas de m’exprimer sur un sujet que je n’ai pas vécu. Mon rôle avec lui se limite strictement à celui d’entraîneur ». Une façon claire de couper court au débat moral, tout en se concentrant sur le terrain.
En Angleterre, Greenwood reste persona non grata, symbole d’un malaise profond malgré l’abandon des poursuites, et chaque prise de position sur son cas rallume la polémique. Entre un De Zerbi qui est vivement critiqué au sujet de Greenwood depuis son arrivée à Tottenham, et un Beye qui se protège, l’OM avance donc sur une ligne fine : profiter du talent immense de l’attaquant… tout en laissant chacun se faire son propre avis sur l’homme.
Habib Beye, lui, ne veut surtout pas entrer dans ce terrain miné. Interrogé sur l’affaire extra sportive, le coach marseillais a botté en touche : « Je ne suis pas là pour juger qui que ce soit. Je suis son entraîneur. Ce qui se passe dans un autre pays ne me concerne pas, et je ne me permettrai pas de m’exprimer sur un sujet que je n’ai pas vécu. Mon rôle avec lui se limite strictement à celui d’entraîneur ». Une façon claire de couper court au débat moral, tout en se concentrant sur le terrain.
En Angleterre, Greenwood reste persona non grata, symbole d’un malaise profond malgré l’abandon des poursuites, et chaque prise de position sur son cas rallume la polémique. Entre un De Zerbi qui est vivement critiqué au sujet de Greenwood depuis son arrivée à Tottenham, et un Beye qui se protège, l’OM avance donc sur une ligne fine : profiter du talent immense de l’attaquant… tout en laissant chacun se faire son propre avis sur l’homme.
Habib Beye a la limite du déni
Au fond, la question dépasse même l’OM : jusqu’où un entraîneur doit‑il assumer le passé de ses joueurs dans l’espace public ? Beye fait le choix de se retrancher derrière le terrain, presque jusqu’au déni avec son « Ce qui se passe dans un autre pays ne me concerne pas », quand De Zerbi assumait le débat frontalement, quitte à s’exposer. Entre prudence maximale et parole assumée, ce sont deux visions du rôle d’un coach moderne qui s’opposent, et chacun jugera laquelle est la plus responsable.






